Avril-Juillet 2026
Pour pas mal d’associations, on y est : c’est la saison des Assemblées Générales. Une période durant laquelle on projette des PowerPoint, on trempe des chips dans du guacamole et on essaie, sans trop forcer, de comprendre des mots rigolos comme « actifs circulants » ou « quitus ». Normalement, ce rituel citoyen est sympathique, et rassemble des tas de gens qui donnent de leur temps pour la beauté du geste. Pour le plaisir d’aider, d’être utiles, de construire quelque chose qui les dépasse, avec l’aide de salarié·es, qui occupent tout un tas de métiers différents, pas toujours bien valorisés.
Mais dans quelle ambiance vont se dérouler les AG des associations sportives, éducatives, sociales, culturelles et autres, sur cette année 2026 qu’on nous annonce depuis plus d’un an sous les pires auspices ? Nous avons notre petite idée sur la question : ça ne va pas être foufou. 2026, ça sera dur, le début de la fin des haricots, bah oui : il n’y a plus de sous… Comme si c’était une fatalité, un tremblement de terre sur lequel personne n’avait la main. Pas sûr.
Les oiseaux chantent parce que c’est le printemps et qu’ils s’en cognent. Mais que leurs joyeux gazouillis ne nous détournent pas de la nécessité de nous mobiliser pour soutenir le monde associatif dans son ensemble. Et défendre que la notion d’intérêt général ne se confond pas avec celle d’ordre public. Rien n’est perdu, il suffit d’ouvrir les yeux sur l’utilité sociale du monde associatif, ciment indispensable de nos sociétés et marqueur de l’état de notre démocratie. Pas moins.
Sinon, le 30 avril 2026 très exactement, Le Temps Machine soufflera sa 15e bougie. Ça file… et ça se fête ! Mais pas tout de suite : nous vous réservons les cotillons pour l’automne, au lancement de la prochaine saison. Gardez ça dans un coin de la tête, sans négliger ce qui arrive très immédiatement, et qui se trouve dans ces pages. Y’a de quoi s’en mettre plein la panse, tout en sculptant votre summer body. Alors, à demain !
LE VISUEL DE ILLU À LA COOL
On termine la saison avec cette illustratrice engagée qui nous a touché avec ses personnages agenres emplis de bonhommie, un brin psychés, un poil absurdes. Son trait rond et doux leur confère une sorte de sympathie universelle. Formée à l’EPSAA, l'école d'art publique de la Ville de Paris, Fanny Serrin multiplie aujourd’hui les supports et techniques de création dans une explosion de couleurs sans retenue : sérigraphie, risographie, fresque murale, flocage, broderie, tapis flash, vitrail, etc.