La Grinta, comprenez la détermination, la hargne ou encore la rage de vaincre… Un trait de caractère qui a été le moteur de la carrière de Nono La Grinta depuis ses débuts. À même pas 20 ans, Noé de son vrai prénom affiche déjà un CV long comme le bras, des millions de vues au compteur et s’érige aujourd’hui en porte-drapeau de la capitale avec son single « Paris ».
À l’aube d’un nouveau chapitre de sa carrière, l’étendard du 19e arrondissement s’affirme comme l’un des rookies les plus versatiles et efficaces de sa génération, destiné à briller !
Si depuis quelques mois le 19eme arrondissement de Paris se pose comme LE centre de formation de toute une nouvelle génération de rappeurs, Nono La Grinta n’a pas attendu le buzz pour représenter son coin. Véritable produit du nord-est parisien, Nono vient de la plus grande cité du 75, 22 bâtiments en tout, une zone qu’il surnommera plus tard le « 75022 ». C’est là qu’il grandit avec sa mère et ses 8 frères et sœurs. D’origine congolaise et égyptienne par sa mère, Noé est très tôt bercé par les musiques de ses aînés, les mélodies de Drake ou encore les couplets inspirés de 2Pac. Pourtant, enfant, c’est Michael Jackson qui sera le premier artiste à marquer durablement Noé, à l’hypnotiser même : “J’écoutais la musique du pays mais c’est vraiment Michael Jackson qui m’a marqué, des sons comme Thriller, Beat It”. Rapidement, la musique devient une passion grandissante pour le jeune garçon. Il n’a que 9 ans lorsqu’il lâche son premier freestyle, une impro qu’il filme lui-même et envoie à son cousin, lui aussi rappeur. Nono se prend au jeu et devient auditeur assidu. Amoureux de la Trap, il écoute Koba LaD, Leto, XVBARBAR mais découvre aussi les OG du game via leur biopic (2Pac, Biggie ou encore Eminem). Élève dissipé voire turbulent - très rapidement aspiré par les vices de la rues, c’est néanmoins sur les bancs de l’école qu’il va recruter Jeno, jeune rappeur avec qui il formera son premier groupe de rap, accompagné d’un troisième membre, Le NJK Gang, pour Nono, Jeno et Kinder.
D’abord à 3 puis rapidement en binôme, Nono fait ses armes. Il enchaîne les séances studio, les maquettes et les street-clips. Adolescent, il anticipe très tôt l’effervescence autour de la Drill et des artistes américains qui la font. Inspiré en France par Gazo ou encore Freeze Corleone, Nono rentre à fond dans ce créneau et commence à envoyer des morceaux en solo. L’univers sombre et froid du courant fait directement écho à l’état d’esprit de son coin, entre Ourcq, Riquet et Crimée. Ses influences, entre la Drill de New York et celle de la jeune génération de Mc’s de Chicago, font rapidement de lui l’un des rookies les plus en vue de son coin. Au micro, son énergie interpelle. C’est de ça qu’il tirera son blase, Nono pour Noé, La Grinta pour pour symboliser cette hargne qui ne le quitte pas au micro.
En octobre 2022, Nono sort « 75022 », un hommage à son coin qui devient son 1er hymne et totalise aujourd’hui plus d’un million de vues. Dans son sillage, tout l’arrondissement est en ébullition. Délit, Kim K… En quelques mois, le jeune rappeur enchaîne les bangers de rue. Ses teasers vidéo en “x2” affolent la toile.
À l’aise en solo, Nono marque également les esprits en duo. En décembre 2023, c’est avec « La Quoi » en feat avec La Mano 1.9 qu’il s’imposera définitivement comme l’un des artistes à suivre de près en 2024. Totalisant aujourd’hui près de 9 millions de vues, cette collaboration explosive entre les deux rappeurs du 19 qui se connaissent depuis tout jeunes verra son clip terminer Top 1 des tendances YouTube et faire le buzz jusqu’aux Etats-Unis.
Alors que son nom est dans toutes les bouches, un paramètre vient encore renforcer la légende autour du Mc : jusque fin 2023, aucun de ses morceaux n’était disponible sur les plateformes : “Moi, je calculais pas ça, je faisais ça pour le kiffe. Les gens prenaient les sons et les mettaient sur le Net avec des faux comptes”.
Alors en décembre 2023, il sort quasi simultanément « 75022 », une compilation de ses anciens sons et « La Quoiii », une première carte de visite puissante, portée par des titres comme « Délit » puis « La Quoi » En feat avec La Mano.
Cette même année, il signe chez Warner Music et décide alors de sortir définitivement des business de la rue.
Six mois plus tard, il récidive avec la Griiint, un EP 7 titres uniquement dans le délire Drill. Si des titres comme « 7AM » fonctionnent, l’ère n’est plus à la Drill dans le rap français. Vient alors le temps de la remise en question pour le Mc. À peine majeur, Noé décide de s’essayer dans d’autres registres.
En Août, le freestyle « Audrey Kelly » avec Free-B fera office de premier véritable coup de semonce et deviendra rapidement une trend.
Sur « J’t’avais dit » ou encore « Hollande », Nono explore de nouveaux univers.
Au fil des mois, sa musique prend en maturité. Noé se fait plus précis dans son écriture et ses placements : “Moi, avant de sortir de l’afro, je chante déjà en studio mais je ne l’enregistre pas. Les toplines, ça me vient super naturellement”.
Sa nouvelle formule s’affine et Nono La Grinta écrit en 2025 un nouveau chapitre de sa carrière avec le EP Restart.
Sorti fin avril, le projet est notamment porté par « Paris », un single au refrain imparable qui devient rapidement l’hymne de la Capitale et de son équipe de foot, le Paris Saint-Germain, vainqueur de la Ligue des Champions. De Barcola à Dembelé, de nombreux joueurs valident le morceau et le reprennent en story. Le buzz est tel qu’une version inédite du clip sera tournée au Parc des Princes lors de la diffusion de la finale de la Champion’s League où Nono a performé à la mi-temps.
Aussi à l’aise sur une prod afro qu’en freestyle On The Radar, le Mc ne se pose aujourd’hui plus de limites.