ENSEMBLE ECONOMIQUE + HIGH WOLF
- SYNTH-DRoNE CoSMIC LooPS
- Le Club
- Production : TP
ENSEMBLE ECONOMIQUE (USA)
Véritable soldat hyperactif de l'underground synth-drone internationale, Ensemble Economique (projet solo du californien Brian Pyle, moitié des electroexpérimento-improvisateurs Starving Weirdos) s'est notamment fait remarquer avec son magnifique album "Psychical" sorti l'année dernière chez Not Not Fun. Une reconnaissance qui ne s'est d'ailleurs pas arrêtée aux frontières de la blogosphère spécialiste (aux anges) et qui a réussi à toucher à la fois le monde de l'electro et de la pop, ainsi que des médias plus généralistes en manque de sensations nouvelles. Une mise en lumière certainement aidée par l'engouement grandissant autour du label Not Not Fun et des ses dernières sorties remarquées (Peaking Lights, Sun Arrow, LA Vampire / Zola Jesus, Jonas Reinhardt), mais surtout liée à la qualité indéniable de cet album qui raconte beaucoup d'histoires, à commencer par sa sublime pochette réalisée par Amanda Brown de LA Vampire. Impossible en effet de ne pas être influencé par cette image qui évoque une B.O. (imaginaire) d'un film d'horreur italien des années 70, car l'effet (escompté) est réussi : on écoute vraiment ce disque comme on regarde un film. Et quand le loquace et sympathique barbu Brian Pyle raconte adorer boire du café en se promenant sur la plage sous le soleil californien, c'est à peu près tout le contraire qu'il nous raconte dans sa musique, faite à partir de nappes sombres de synthés et de boucles rythmiques voodoo, comme un bad trip quelque part dans les tropiques, qui convie les ambiances proto-dub d'un Shakelton, des ambiances synth-drone à la Goblin/Carpenter, des voix fantomatiques et des percussions exotiques (Inde ? Afrique ? Cuba ? Haïti ? Jamaïque ?) qui mélangent dans un nuage psychotrope hypnotique et envoûtant, soleil de plomb et thriller en cinemascope. Son nouvel album, chez Dekorder, est du même acabit, avec cependant une approche plus centrée sur les textures et les rythmiques électroniques qui prennent le pas sur les ambiances cinématographiques. Moins dirigée, la musique d'Ensemble Economique n'en reste pas moins une géniale fabrique d'images qu'on a très hâte de voir en live (ça tombe bien non ?). (FL)
HIGH WOLF (Rennes, FR.)
La question de nommer la musique prend tout son sens lorsque l'on doit parler d'un High Wolf. Et la bio qu'il nous a envoyée résume le problème : il y a des musiques qu'on ne peut pas vraiment expliquer, et la grande joie qu'elles nous procurent est à la hauteur de notre incapacité à le dire avec des mots. Voici ce qu'elle nous dit de lui : «A la croisée d’Aguirre d’Herzog et des Tristes Tropiques de Lévi-Strauss, mystérieuse et psychotrope, la musique d’High Wolf unit boucles cosmiques, guitare fuzz, synthés dronesques, voix réverbérées et percussions tribales. Artiste hyperactif et mondialisé, High Wolf n’en finit pas de produire et de collaborer depuis sa naissance, fin 2009. En à peine deux ans, il multiplie les sorties solos sur les labels américains Not Not Fun ou encore Holy Mountain, les splits et les collaborations avec, Sun Araw, Topping Bottoms et Iibiis Rooge - projet sombre, proche d’une techno-ambient, plus dur et acéré que les apaisantes et mysticohypnotiques plages d’High Wolf – duo formé avec Neil Campbell (Astral Social Club/ Vibracathedral Orchestra) avec lequel il sort un disque éponyme à la fin 2010. High Wolf se produit en live régulièrement en Europe et a tourné au Japon en 2010 et aux Etat-Unis en 2011. Dans la lignée de Vibracathedral Orchestra, Sun Araw, Gnod ou encore Ducktails, High Wolf ouvre une fenêtre mentale et synesthésique avec son «électronique équatoriale». On confirme tout ça, et on ajoute que rarement musique nous avait fait autant de bien. (FL)
drone / synth / exotic rythm / horror b-movies / soundscapes
ENSEMBLE ECONOMIQUE
cosmic loops / guitars / synth-drones / reverb / tribal percussions
HIGH WOLF