Crane Angels + Pere Dodudaboum
- CHORALE POP
- Le Club
- Production : TP
CRANE ANGELS (Bordeaux, FR.)
La centaine de personne qui avait assisté à la première apparition des Crâne Angels à Tours (pour la soirée Iceberg #3 organisée par Carton Machine en 2009), dans une maison puis au Donald's Pub en garde un souvenir vibrant : cette chorale aussi imposante que l'équipe poussin des Girondins de Bordeaux avait fait chavirer tous les coeurs avec leurs chansons pleines de soleil et d'amour, de joie et de fête. Une secte païenne de doux rêveurs qui, deux ans plus tard, nous offre un album en tout point magnifique, condensant les plus belles envolées des cousins américains de Danielson Family ou The Polyphonic Spree, piochant dans les choeurs parfaits des Beach Boys et du Summer of Love, avec une électricité moderne en plus, et des rythmes qui ne s'interdisent pas de secouer des gambettes. Grosse grosse claque. Issus donc de ce mystérieux collectif ICEBERG, sorte de Wu-Tang pop bordelais, les 11 membres de Crane Angels (oui, 11 personnes !) officient également en solo (Mr Crâne, Petit Fantôme, Père Dodudaboum, Botibol, J.C. Satàn, Nunna Daul Isuny) dans des registres aussi larges que la décontraction qu'ils affichent en formation serrée. Peut-être la chose la plus rafraîchissante qui soit arrivée à la musique française depuis longtemps (pas étonnant qu'on retrouve Petit Fantôme dans le groupe de François & The Atlas Mountain d'ailleurs, autre bonheur de cette année), complètement hors mode et à la fois complètement addictif, tout en auto-production et à mille lieux des faiseurs de tendance de la capitale. Bordeaux nous avait habitué au rock, et voilà que les Crâne Angels nous rappellent que leur ville n'est vraiment pas loin de l'océan, des vagues, des feux sur la plage et des églises de sable. Et quand ils nous chantent "We are the messenger", on suit béats et hallucinés ces nouveaux "Attila" qui vont tout rafler cette année, sauf que ce sont des champs de fleurs qui vont pousser sur leur passage : ce disque est une explosion d'amour à laquelle il est absolument impossible de résister. Voici la musique du bonheur qu'on attendait depuis longtemps, le fameux antidépresseur ou remède anticrise dont certain parleront. Crâne Angels va être énorme et va rallier tous les fans d'Arcade Fire en manque de joie. Ne loupez pas cette occasion en or de les voir de très près dans le club du Temps Machine avant qu'ils ne remplissent les stades. On vous aura prévenu. (FL)
PERE DODUDABOUM (Bordeaux, FR.)
Doit-on raconter des choses que l'on sait sur un artiste quand lui-même ne dit absolument rien dans sa bio, ni dans les internets. Ah si, sur facebook on sait que c'est un garçon, et sur myspace il dit qu'il jouera au St Ex le 26 avril... 2010. Question difficile donc... Pere Dodudaboum se cache-t-il ? Avons-nous le droit de révéler qu'il fait partie des Crâne Angels ? Non, vraiment, nous ne voudrions surtout pas briser un éventuel plan marketing à long terme (car c'est à ce moment là qu'on vendra cher à Gala nos fameuses photos de Pere Dodudaboum, celles qu'on a gardé parce qu'il arrive forcément quelque-chose de photogénique quand on joue tout nu sous un tablier de cuisine avec écrit "Miam Miam" dessus, et qu'on est très grand). Parlons plutôt de sa musique, raison logique de son manque de visibilité sur les réseaux sociaux : on ne peut pas ET faire de la musique, ET faire du facebook, c'est connu et vérifiable. Bref, Pere Dodudaboum, c'est Dan Deacon en plus grand, en moins gros, mais en poilu pareil. Peut-être même en plus fou et en moins systématique. En moins américain aussi. Mais en beaucoup plus drôle. Efficaces et cinglés à outrance, ses morceaux "Bordel en cuisine", "Fait le bien sur la côte ouest", "Super Patate" ou "Vieille Gauffre" sont des bombinettes 8-bit happy hardcore comme il dit (il dit aussi qu'il habite à Dindonneauville), à rapprocher des angevins d'Ego Twister ou des nantais de The Brain (vous voyez mieux de quoi je veux parler ou pas ?) De la musique très très électronique, très très fraîche et très excitante. Pas du dubstep quoi, pas la mort. Pere Dodudaboum, c'est la vie, c'est la joie, c'est la danse, c'est la fête. Convaincus ou pas ? Ah mince, vous aimez le dubstep dépressif ? Bah tant pis*. *ceci est un petit test pour voir si le fan de dubstep 1) lit ce fascicule 2) a de l'humour 3) est susceptible. (FL)
chorale pop / bonheur / joie / folie
CRANE ANGELS
happy electro foufou / gentil hardcore / cuisine TV / sauce au vin
PERE DODUDABOUM